chronixxxx Artiste : Chronixx

Album : Chronology

Genre : Reggae

Youtube

Chronixx est un acteur important de la nouvelle génération d’artistes Reggae Newroots « conscients ». Sa première mixtape en 2012 « Start a Fyah » mixée par Walshy Fire de Major Lazer lui a permis de se faire connaitre. Puis son EP « Dread & Terrible » sorti en 2014 pour lequel il a fait la promotion sur de nombreuses scènes lui a permis d’être reconnu internationalement. Aujourd’hui avec son album Chronology il confirme son style avec brio.


Compilation : Sweet As Broken Dates

Label : Ostinato Records

Genre : Corne de l’Afrique

Bandcamp
La recherche de sonorités égarées peut s’avérer longue et laborieuse mais quand elle est motivée par la passion, il n’y a pas grand chose qui puisse la freiner. On peut donc définitivement se dire que les gars du label Ostinato Records sont de vrais passionnés, des addicts de la galette perdue. Après nous avoir fait voyager vers les beautés dandinantes d’Haïti ou les claviers et autres guitares psychédéliques du Cap-Vert, ils ont exhumé des trésors cachés venus tout droit de Somalie. Il leur aura fallu des années de fouilles, de rencontres et de tractations pour rendre ce projet et cette sortie possibles.

Le résultat est un hommage flamboyant à ce que fut la scène de Mogadiscio jusqu’au milieu des années 80: “la Perle de l’Océan Indien”, un lieu de fêtes et de musiques innovantes et ce, malgré la dictature militaire en place. Et c’est justement cette dictature qui a rendu si compliquée la réalisation d’une telle compilation. En 1988, Siad Barre, à la tête du pays, a annoncé le bombardement de la ville d’Hargeisa, capitale du territoire qu’on appelle aujourd’hui le Somaliland. Le premier réflexe de l’équipe de la radio locale, Radio Hargeisa, a été de disséminer leurs 10000 cassettes de musique Somalienne dans les pays voisins ou de les confier à la diaspora hors du territoire.

Mais heureusement que ces cassettes ont été conservées et donc réunies en partie par Ostinato Records car les sonorités proposées sont uniques. Un métissage à l’image de l’emplacement géographique de ce pays. A l’écoute de cet opus, on a l’impression d’être autant sur le continent Africain que dans la péninsule Arabique, on sent l’est Asiatique et l’ouest de l’Afrique des grands lacs. Les voix et les arrangements, même s’ils sont parfois un peu poussiéreux sont d’une grande justesse. On se laisse porter par chacun des morceaux et on en redemande.

Bienvenue dans un monde de musique hypnotique.


joey bada$$ Artiste : Joey Bada$$

Album : All-Amerikkkan Bada$$

Label : Pro Era Records

Genre : Rap US

Youtube
On se souvient de l’entrée fracassante de Joey dans  le rap game en 2012 avec sa tape 1999  ,révélant déjà son flow carré , un bon gout indéniable dans les choix de sons. Depuis il a muri, développé une belle voix et pris son temps pour son deuxième album. Bien aidé par de beaux featuring et les superbes productions de Kirk Knight du crew pro era , Joey sait être conscient dans ses thèmes , ” You don’t love me miss America “, ou furax ” Rockabye Baby”,   pas tendre avec l’administration américaine actuelle. Ses 12 titres se révèlent comme étant le témoin d’une époque tourmentée pour sa communauté,  bien loin de la soupe version MIGOS !!

Midnightt Selekta.


Artiste : Courtney John

Album : Ecosystem

Label : Soul Man Records / FiWi Music

Genre : Reggae

Site
Voici le dernier Album Ecosystem de Courtney John sortie le 16 juin dernier chez Soul Man Record / Fiwi Music. Originaire de Jamaïque, il est influencé par ses oncles Winston et Beres Hammond. Il se démarque par son style résolument Roots qui ravira les amateurs de Oldies. Cet album est très complet musicalement et sa voix suave nous entraine dans un voyage musical exceptionnel. C’est une réelle réussite. Hit après hit vous allez découvrir 5 morceaux tirés de cet album qui tourne sur nos ondes en ce moment !

 


Artiste : Electric Vocuhila

Album : Kombino Splinto

Genre : Capsul Records

Genre : FreeAfroJazz

Soundcloud

Membre du Capsul Collectif, consortium d’artistes tourangeaux dont la prodigalité créative n’est plus à prouver, Electric Vocuhila sort son premier album après 2 EP ayant déjà édicté leur couleur.
Sortons des  descriptions superlatives (album mortellement génial, disque jouissivement survolté) et autres oxymores (bordel organisé, paisible turbulence) pour essayer d’être didactique.
Guitare effervescente digne des groupes congolais des 70’s à l’époque où on avait pas peur de mettre 3 gratteux rythmiques tricotant chacun leurs motifs ; batterie possédée, aux roulements insatiable et aux cadences en rupture avec l’espace temps ; basse obstinée aux riffs subtils dans des tonalités médiums permettant des passes aveugles au guitariste – et vice versa – ; saxophone radieux, déclamant ses modes majeurs synonymes de danse, d’exaltation et surtout de joie. Ok, ça respire la fraicheur et la liberté entre prises, mais ça reste écrit et réfléchi. Du mille idées à l’heure.
Le torride quatuor Electric Vocuhila nous délivre une musique explosive, à se luxer les hanches. On y retrouve des éléments harmoniques propres au freefunk (un clin d’oeil au Prime Time d’Ornette Coleman), malaxés au ton des musiques de transes africaines (l’oeil restant, cligné pour le sébéné).
Dernier avertissement, ceci n’est pas un disque de jazz à costume-cravate qu’on applaudit des moignons, non. C’est un disque hormonal à la pilosité franche, au parfum sauvage d’un musc de printemps. Un haut potentiel de laché-prise, bref une musique savamment dévouée à la libre expression des glandes sudoripares.
Et ne dîtes pas qu’il y a trop de notes, cela dirait que vous êtes passés à côté sans entendre.

Extrait de leur passage chez nos collègues de Toulouse en 2015 :