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[Playlist] TrueMendous – Misdiagnosis of Chyvonne Johnson

Artiste: TrueMendous

Album: Misdiagnosis of Chyvonne Johnson

Label: High Focus Records

Genre: rap

Si l’année 2020 a ressemblé à un long tunnel pour de nombreuses personnes, elle fut une source d’écriture inépuisable pour la londonienne TrueMendous. Bavarde, la rappeuse a écrit et composé un album “Misdiagnosis of Chyvonne Johnson” de 17 titres, sorti le 1er avril.

Originaire de Birmingham mais établie à Londres, TrueMendous nous raconte dans cet album sa vie, ses déboires et son avis sur l’état des choses, bob Kangol invariablement vissé sur la tête.

A l’écoute de “Y” ou “Worst child”, on pense tomber sur une artiste rap en pleine bouffée boombap, mais c’est sous-estimer le talent de TrueMendous. Avec “Misdiagnosis of Chyvonne Johnson”, l’artiste donne une leçon de rap circa 2021, une masterclass même. Accompagnée par un rappeur de la trempe de Masta Ace, les featurings de Rozzz, Kofi Stone ou les prods de Dirty Dike, TrueMendous verse dans tous les genres qui font la richesse du rap: boombap avec “Worst child”, jazzy avec “Y”, dansant et club avec “Mood Ring”, sur des beats électro et dreamy avec “Browkee”, plus inquiétante sur “Tick the box” ou “V.I.R.A.L.” aux sonorités trap et en featuring avec Obi Rudo. TrueMendous enchaine aussi les lyrics et mitraille ce qui lui fait mal en envoyant claquer les verbes sur “You don’t wanna”. “Free food”, buffet ouvert de plus de 6 minutes où la rappeuse alterne flow accéléré puis pose sa voix sur un beat jazzy, est le parfait exemple de la palette de TrueMendous.

La rappeuse a aussi tourné ses clips dans des univers très différents. On s’amuse sur le canapé de la londonienne, et on a envie de frimer dans des fringues XXL et se vautrer sur les coussins à l’écoute et en voyant le clip de “Mood Ring”. Changement d’ambiance quand la rappeuse, en blouse d’hôpital déambule dans un cimetière de mannequins dans une atmosphère post apocalyptique, seule avec ses mots sur , compagnons littéraires de sa rage sur “Y”.

Sur le titre “You don’t wanna”, la rappeuse règle d’ailleurs ses comptes avec tout ce qui lui pourrit la vie, un peu à l’image du titre “Méchante petite femme” de Pumpkin.

Ce deuxième album de TrueMendous est une production bavarde, avec des morceaux qui affolent le cadran horaire et dépassent les cinq minutes. TrueMendous envoie un ultime high-kick lyrical à la figure, car ce temps est entièrement capté par la rappeuse pour faire claquer ou onduler ses vers sur les instrumentales, du début à la fin.