Artiste : Electric Vocuhila

Album : Kombino Splinto

Genre : Capsul Records

Genre : FreeAfroJazz

Soundcloud

Membre du Capsul Collectif, consortium d’artistes tourangeaux dont la prodigalitĂ© crĂ©ative n’est plus Ă  prouver, Electric Vocuhila sort son premier album aprĂšs 2 EP ayant dĂ©jĂ  Ă©dictĂ© leur couleur.
Sortons des  descriptions superlatives (album mortellement gĂ©nial, disque jouissivement survoltĂ©) et autres oxymores (bordel organisĂ©, paisible turbulence) pour essayer d’ĂȘtre didactique.
Guitare effervescente digne des groupes congolais des 70’s Ă  l’Ă©poque oĂč on avait pas peur de mettre 3 gratteux rythmiques tricotant chacun leurs motifs ; batterie possĂ©dĂ©e, aux roulements insatiable et aux cadences en rupture avec l’espace temps ; basse obstinĂ©e aux riffs subtils dans des tonalitĂ©s mĂ©diums permettant des passes aveugles au guitariste – et vice versa – ; saxophone radieux, dĂ©clamant ses modes majeurs synonymes de danse, d’exaltation et surtout de joie. Ok, ça respire la fraicheur et la libertĂ© entre prises, mais ça reste Ă©crit et rĂ©flĂ©chi. Du mille idĂ©es Ă  l’heure.
Le torride quatuor Electric Vocuhila nous dĂ©livre une musique explosive, Ă  se luxer les hanches. On y retrouve des Ă©lĂ©ments harmoniques propres au freefunk (un clin d’oeil au Prime Time d’Ornette Coleman), malaxĂ©s au ton des musiques de transes africaines (l’oeil restant, clignĂ© pour le sĂ©bĂ©nĂ©).
Dernier avertissement, ceci n’est pas un disque de jazz Ă  costume-cravate qu’on applaudit des moignons, non. C’est un disque hormonal Ă  la pilositĂ© franche, au parfum sauvage d’un musc de printemps. Un haut potentiel de lachĂ©-prise, bref une musique savamment dĂ©vouĂ©e Ă  la libre expression des glandes sudoripares.
Et ne dĂźtes pas qu’il y a trop de notes, cela dirait que vous ĂȘtes passĂ©s Ă  cĂŽtĂ© sans entendre.

Extrait de leur passage chez nos collĂšgues de Toulouse en 2015 :

 


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